L’Unesco célèbre la francophonie en musique

Patricia Atallah sur la scène de l’Unesco à Paris. Photo Skander Guetari

S’il était besoin de démontrer que francophonie rime avec diversité, la soirée « Francophonie en musique » organisée au siège de l’Unesco à Paris en aura constitué la preuve éclatante. Six pays (Belgique, Vietnam, Liban, Tunisie, Madagascar et Moldavie) étaient représentés par des artistes aussi talentueux que différents, incarnation de l’extraordinaire foisonnement de la planète francophone et de sa multiplicité.
La soprano Patricia Atallah, portant haut les couleurs du Liban, interprétait un bouquet de mélodies françaises accompagnée par Nathalie Contat au piano. Intense dialogue entre l’instrumentiste et la chanteuse, émotion et tristesse dans Les adieux de l’hôtesse arabe de Georges Bizet (sur un extrait des Orientales de Victor Hugo), finesse et retenue dans Pluie d’étoiles de Claude Debussy, douceur et mélancolie dans Les chemins de l’amour de Francis Poulenc. Autant de couleurs et de sentiments portés par une voix chatoyante et parfaitement projetée, à la diction nette et soignée. Pas un bruit dans la salle, 1 400 personnes charmées retenaient leur souffle.
« L’orgueil d’être différent et le bonheur d’être ensemble », disait Léopold Sédar Senghor pour définir la francophonie. Et c’est bien l’esprit qui soufflait sur cette soirée éclectique, offrant mille visages de la créativité musicale de ceux et celles qui ont le français en partage à travers les cinq continents.

Par Zeina Saleh Kayali, le 21/03/2018, L’Orient-Le Jour

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